Face à la crise du logement, il est temps de passer à l'action. Le 29 novembre, les Genevoises et les Genevois voteront sur le changement d'affectation de Seymaz-Sud. Ce projet d'aménagement situé sur la commune de Chêne-Bourg permettra la construction de nouveaux logements à proximité de la gare du Léman Express et de la voie verte.
Le PLR, le MCG, l'UDC, les Vert'libéraux ainsi que les Jeunes libéraux-radicaux et les Jeunes du Centre appellent à voter OUI pour + de logements maintenant. Rappelant que le taux de vacance est de 0,31% dans le canton, Pierre Nicollier, président du PLR Genève et député, souligne: «Le site de Seymaz-Sud est unique et particulièrement favorable pour construire des logements. La zone est à deux pas de la gare du Léman express, de la voie verte, d'un arrêt de bus et de tram. Qui plus est, nous avons ici un projet pour 270 logements qui ne demande qu’à être réalisé.»
Pour Lionel Dugerdil, député et président de l'UDC Genève, «Seymaz-Sud représente un double enjeu pour Genève: construire vite et bien, mais aussi démontrer qu’en zone ordinaire, lorsqu’on prend ses responsabilités, il est possible de construire avec ambition les logements dont les Genevoises et les Genevois ont besoin.» Et de relever que l'une des forces du projet vient du fait que la dynamique est née des habitants eux-mêmes.
Aurélien Barakat, président du PVL Genève insiste à son tour: «S'il y a bien un endroit où on peut créer du logement, c'est là! Ce quartier est exceptionnellement bien situé pour lutter contre la crise du logement à Genève. On doit répondre à cette crise en prenant le problème à la source et donc en densifiant d'avantage. La zone ordinaire permet d'utiliser son plein potentiel avec des logements qualitatifs.»
Aux yeux de Sandro Pistis, député MCG, «trop de Genevois ont dû partir se loger en France. Il faut maintenant faire des propositions concrètes et efficaces pour contrer la crise du logement. On souhaite donner la possibilité aux Genevois de rester dans le canton.»
Des jeunes qui quittent le canton faute de logement
Alexis Couniniotis, président des JLR Genève, rappelle que «chaque année, des jeunes quittent Genève faute de logement.» Il articule des chiffres de l'Office cantonal de la statistique. En 2022, 8 337 départs de Suisses ont été enregistrés. Il s’agit essentiellement de personnes jeunes: 44 % d’entre elles sont âgées de 20 à 39 ans. Parmi ces personnes, celles dont la destination est connue vont s’établir principalement dans le canton de Vaud (28 %) et en France (26 %).
Un constat que partage Hernan Lorenzini. Le co-président des JDC Genève conclut: «Après plus de dix ans de travail, un accord a été trouvé. Refuser ce déclassement ne garantirait pas un meilleur projet, mais retarderait de plusieurs années des logements dont les Genevois et notamment les jeunes ont besoin.»