Biodiversité à Thônex : une motion enrichie et adoptée à l'unanimité
Nichoirs, refuges pour la faune et soutien aux particuliers : le Conseil municipal de Thônex a adopté, mardi 13 octobre 2026, une motion du PLR visant à favoriser la biodiversité sur le territoire communal.
Initialement consacrée à plusieurs espèces d'oiseaux et aux chauves-souris, la motion a été élargie par trois amendements avant d'être acceptée à l'unanimité des 25 votants.
Favoriser la biodiversité au cœur de Thônex
La préservation de la biodiversité ne concerne pas uniquement les forêts et les espaces naturels. Les bâtiments, jardins, parcs et autres espaces verts peuvent également jouer un rôle important en offrant des lieux de refuge et de reproduction à de nombreuses espèces animales.
C'est dans cette perspective que le groupe PLR, par l'intermédiaire de la conseillère municipale Françoise Mancini, a présenté la motion intitulée « Un pas de plus pour la biodiversité sur Thônex ».
La proposition initiale invitait le Conseil administratif à étudier l'installation de nichoirs destinés aux hirondelles, martinets et mésanges charbonnières, ainsi que de gîtes adaptés aux chauves-souris.
L'objectif est de favoriser la présence de ces espèces dans les espaces communaux, notamment en identifiant les bâtiments et les lieux susceptibles d'accueillir ces installations.
La motion prévoit également une collaboration avec des organismes spécialisés afin de garantir des aménagements adaptés aux besoins des espèces locales. Elle demande enfin une évaluation des coûts d'installation et d'entretien avant toute éventuelle mise en œuvre.
Une approche complémentaire face aux insectes indésirables
Cette démarche s'inscrit également dans un contexte où la présence du moustique tigre et du frelon asiatique suscite des préoccupations croissantes.
Les oiseaux insectivores et les chauves-souris participent naturellement aux équilibres écologiques en consommant diverses espèces d'insectes.
La motion souligne que leur présence pourrait notamment contribuer à la prédation des moustiques communs et, dans une certaine mesure, du moustique tigre. Elle évoque également une contribution potentielle concernant les larves de frelons présentes dans les nids qui n'auraient pas été détruits.
Il convient néanmoins de distinguer les bénéfices écologiques recherchés de l'efficacité réelle contre ces insectes. L'installation de nichoirs ne garantit pas une réduction mesurable des populations de moustiques ou de frelons.
Cette initiative se veut donc complémentaire aux mesures existantes, notamment aux actions de prévention, à l'élimination des eaux stagnantes et aux interventions spécifiques contre les espèces invasives.
Le canton de Genève rappelle d'ailleurs que la lutte contre le moustique tigre repose notamment sur la suppression des petits réservoirs d'eau stagnante et sur des traitements biologiques ciblés.
Trois amendements pour élargir la démarche
Au cours de la séance, les conseillers municipaux ont examiné trois amendements destinés à compléter la proposition initiale.
Le premier amendement élargit la démarche aux batraciens et à certains rapaces.
Cette modification permet d'envisager d'autres types d'aménagements favorables à la faune locale. Selon les espèces concernées, il pourrait s'agir de refuges, de zones humides ou de dispositifs de nidification spécifiques.
Cet amendement a été accepté par 21 voix pour, 3 contre et 1 abstention
Le deuxième amendement concerne le soutien financier aux propriétaires privés.
L'objectif est de permettre aux particuliers de participer à cette démarche en facilitant le financement d'abris adaptés sur leurs propriétés.
Cette possibilité pourrait contribuer à étendre les initiatives en faveur de la biodiversité au-delà des seuls bâtiments et espaces publics communaux.
L'amendement a été adopté par 22 voix pour, 2 contre et 1 abstention
Les modalités concrètes d'un éventuel soutien financier restent toutefois à définir. L'adoption de cet amendement ne signifie pas qu'une nouvelle subvention communale est déjà disponible.
Le troisième amendement prévoit la transmission du dossier au service communal chargé du développement durable.
Cette disposition vise à confier l'examen du projet aux services compétents, afin d'en étudier les possibilités de réalisation.
Ce dernier amendement a été accepté à l'unanimité, par 25 voix favorables
Une adoption unanime au Conseil municipal
À l'issue des discussions et de l'adoption des trois amendements, le Conseil municipal s'est prononcé sur la motion dans son ensemble.
Le texte amendé a été accepté à l'unanimité, par 25 voix pour, sans opposition ni abstention.
Cette décision marque une nouvelle étape dans l'examen des possibilités de renforcer la biodiversité sur le territoire de Thônex.
Elle ne constitue toutefois pas encore une décision de réaliser les installations envisagées.
Les prochaines étapes devront notamment permettre de déterminer les espèces et les sites concernés, les aménagements appropriés, les possibilités de collaboration avec les organismes spécialisés ainsi que les moyens financiers nécessaires.
Et maintenant ?
L'intérêt de cette démarche réside dans la possibilité d'associer plusieurs acteurs à la préservation de la biodiversité : autorités communales, spécialistes de la faune et propriétaires privés.
Les études à venir devront permettre de déterminer les mesures adaptées au territoire thônésien, leur faisabilité et les coûts qu'elles pourraient représenter.
Le rôle du service communal chargé du développement durable sera donc important pour examiner les différentes possibilités et préciser les suites qui pourront être données à cette motion.
Une chose est désormais acquise : le Conseil municipal de Thônex a adopté à l'unanimité le principe d'étudier de nouvelles possibilités pour favoriser la biodiversité sur le territoire communal.