Les partis de droite, du centre et de gauche s'unissent derrière un seul et même message: NON à l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions", appelée "initiative du chaos" par ses nombreux opposants au vu de ses conséquences dramatiques pour notre pays.
Selon Pierre Nicollier, président du PLR Genève, "il ne s'agit pas de nier les problèmes de logement ou encore de saturation des infrastructures mais bien de dénoncer une initiative qui ne résout rien, bien au contraire. Si le oui l'emporte, l'impact sur notre économie ou encore sur notre sécurité sera catastrophique. Sans Schengen, notre police ne pourra plus bénéficier des bases de données si essentielles à la lutte contre la criminalité transfrontalière."
Maryam Yunus Ebener, présidente des Vert.e.s genevois rappelle que "la préservation des paysages et de la nature de notre pays ne dépend pas du nombre de ses habitants, mais de décision politiques qui offrent un avenir prospère et durable aux générations futures, que l’UDC refuse systématiquement. Cette initiative utilise l’écologie comme prétexte et prend les étrangers et l’Europe comme cible: dites non à l'initiative du chaos!"
Pénurie de personnel dans la santé
Au nom du Parti Socialiste genevois, son président, Thomas Wenger indique: "Nous nous opposons fermement à l’initiative de l’UDC car elle nous obligera à rompre les accords bilatéraux avec l’UE ayant pour conséquences une perte de pouvoir d’achat, une diminution des salaires et des retraites et un affaiblissement de la qualité des services publiques."
De son côté, Florence Florenza-Decurtins, présidente de Libertés et Justice sociale s'inquiète de l'impact sur notre système de santé: "Réduire 10’000 emplois dans la santé, c’est affaiblir les soins à nos aînés. Alors que nos hôpitaux et EMS manquent déjà de médecins, d’infirmières spécialisées et de personnel hautement qualifié, la Suisse ne peut pas se permettre une telle pénurie."
Le député du Centre, Jean-Marc Guinchard renchérit: "40 % de nos médecins ont été formés à l’étranger comme 60 % de notre personnel paramédical…Qui prendra soin de nous? L’UDC a trouvé le moyen, avec son initiative, de faire baisser les coûts de la santé en ne soignant plus du tout!"
Marc Wuarin, vice-président des Vert'libéraux genevois: "La prospérité suisse a été construite sur notre capacité à attirer des talents étrangers pour notre économie. La qualité de nos infrastructures, de nos écoles et de tous nos services dépend de notre accès aux marchés de capitaux et de travail étrangers. La croissance démographique est une chance et une opportunité à saisir avec ambition plutôt que de condamner notre pays à la pauvreté et à l’insignifiance."
Les sections jeunes s'unissent aux partis cantonaux pour dénoncer l'impact de cette initiative, notamment dans le domaine de l'enseignement et de la recherche qui les concerne tout particulièrement.