Le PLR Genève se mobilise en faveur d'une meilleure protection de la salubrité publique. Le député Vincent Subilia s'inquiète de la présence croissante de personnes pratiquant la mendicité dans nos rues et de l'impact sur le quotidien des habitants ainsi que sur l'activité économique et touristique.
Le PLR Genève a déposé lundi 24 août une motion intitulée «Pour une meilleure protection de la salubrité publique». De plus en plus de mendiants occupent l'espace public. De véritables campements (matelas, cartons, sacs, couvertures et autres effets personnels) ont pris place dans des rues commerçantes, des espaces touristiques et sur des axes de mobilité. Face à cette situation, le député PLR Vincent Subilia a déclaré: «En la matière, l'inaction n'est plus une option.»
L'auteur de la motion a ajouté: «Cette occupation de l'espace public soulève d’importantes questions de salubrité, génère des coûts significatifs pour les collectivités et alimente un sentiment d’insécurité et d’incompréhension parmi la population.» A noter que si la jurisprudence récente impose le respect des droits fondamentaux des personnes concernées, l'adoption de mesures proportionnées visant à garantir la sécurité, la propreté ou encore le bon usage de l'espace public n'en demeure pas moins nécessaire. Rappelant que des structures d'accueil existent, Vincent Subilia a indiqué: «Il en va tant de la dignité humaine que de la nécessité de garantir des conditions favorables pour les habitants et les commerçants.»
La motion demande au Conseil d'Etat de prévenir mais aussi de sanctionner les occupation durables et répétées, de renforcer la coordination entre la police, les communes et la voirie. «Il est aussi capital de renforcer la lutte contre les éventuels réseaux qui exploitent la vulnérabilité de certaines personnes. Genève ne doit en aucun cas devenir un eldorado de la mendicité», a souligné le député. «Genève doit rester une ville ouverte et solidaire. Mais la solidarité ne saurait être confondue avec la résignation. Protéger les personnes vulnérables et garantir un espace public propre, accessible et sûr ne sont pas incompatibles», ont conclu les signataires.