La route de Chêne est la colonne vertébrale de la mobilité communale : vingt-deux voies de circulation y débouchent, reliant le nord et le sud de la commune au quotidien. Depuis 2018, des mesures ciblées avaient déjà sensiblement réduit les accidents sur ce tronçon, sans pour autant entraver les déplacements des habitants.
En 2025, l'avant-projet cantonal de réfection de la route de Chêne a suscité une vive inquiétude. Au nom de quelques secondes gagnées sur la vitesse commerciale du tram, l'État et les TPG envisageaient de supprimer la quasi-totalité des possibilités de traversée pour les voitures, cyclistes et deux-roues motorisés, d'imposer des détours importants générateurs de congestion et de pollution, et de scinder durablement la mobilité entre le nord et le sud de la commune.
Le Conseil municipal a estimé que ce projet violait l'esprit de la Constitution genevoise, qui impose de concilier tous les modes de transport — et non d'en favoriser un seul au détriment de tous les autres.
Face à ce constat, une résolution inter-partis a été adoptée à l'unanimité, déclarant l'opposition du Conseil municipal à l'avant-projet dans son état du 4 novembre 2025 et demandant au Conseil d'État une révision substantielle du projet.
Le texte de la résolution peut être consulté ici : (texte de la résolution)
Eléonore Stoyanov